mercredi 8 octobre 2008

De l'hérésie de la parité

Aujourd’hui, en France, la parité nous est de plus en plus imposée. La parité est imposée à l’assemblée nationale. La parité est imposée au conseil municipal. On sait que bon nombre de politiciens ne trouve pas le nombre de femmes suffisant pour combler leur liste. Eric Zemmour écrivait dans Le premier sexe : “La parité est donc devenue une mascarade, l’UMP et le PS doivent payer des amendes parce qu’ils ne trouvent pas de candidates; pourtant, ils ont gavé les listes de leurs femmes, maîtresses, soeurs, cousines, secrétaires, anciennes petites amies et attachées de presse. Il y a encore des places à prendre”.
Autre exemple, un concours offert aux étudiants dans le cadre de la créations d’entreprises délivre “officiellement” des points de jury si une parité homme/femme existe. Il est plus judicieux de dire qu’elle est nécessaire et imposée si l’on veut remporter le prix. Pourquoi imposer cette parité ? Pourquoi vouloir imposer aux femmes, ou aux hommes si le groupe n’est composé que de femmes, d’y participer ? Pourquoi vouloir pénaliser ceux qui ont de véritables idées mais ne respectent pas ce principe de parité ?
La parité impose à certains individus de participer sans leur volonté, sans tenir compte de leur réel investissement personnel dans un projet déterminé. La parité imposée, c’est faire primer le sexe sur les compétences. On oublie l’égalité des chances, on veut une égalité pure et parfaite au détriment des choix de chacun et chacune, des possibilités de chacun et chacune. Dans un groupe limité à 50 personnes, une parité est imposée, 50/50. C’est-à-dire que la 26ème femme, plus compétente et plus impliquée peut-être que l’un des 25 hommes retenus, ne sera pas prise car pénalisée par ce principe de parité. Une réelle discrimination positive est mise en place, qui dit discrimination positive, dit discrimination, et qualifie donc nécessairement un système foncièrement injuste.

A.B.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Entièrement d'accord, cette discrimination positive, comme toutes les autres décrédibilise plus qu'il ne sert "la cause des femmes"