dimanche 9 novembre 2008

De la notion de consommateur et de citoyen

L’alliance objective entre la gauche bien-pensante et la droite libérale a progressivement détruit la notion de patriotisme, et par la même l’Etat-Nation, sous les coups conjugués du marché et des communautarismes. La droite en trahissant le mythe fondateur du gaullisme, la gauche en trahissant la politique de Jean Jaurès et sa vision de la nation, « le seul bien des pauvres », ont transformé le citoyen en simple consommateur.

La morale du citoyen, c’est de mettre au-dessus de tout la survie, la sécurité de la collectivité. Le désir du consommateur, c’est la recherche du plaisir instantané, immédiat, le citoyen dégradé en jouisseur apatride. Si la morale des occidentaux est désormais la morale du plaisir, du bonheur des individus, et non pas la vertu du citoyen, alors la survie de la nation est en jeu, car il n’y a pas de nation sans patriotisme, c’est-à-dire sans souci du bien public.

Mais toute dictature fait naître des insoumis, toute idéologie dominante crée de l’anti-conformisme, face à cette trahison subie par la gauche du travail et la droite des valeurs les esprits libres s’insurgent, les contempteurs de la pensée unique se réveillent, il n’ont pas oublié que l’homme avant d’être un consommateur est un citoyen, ils rappellent que la nation n’est pas enterrée, qu’elle représente un héritage, et surtout un atout pour l’avenir.

Ce problème relatif à la notion de nation et de citoyenneté n’est pas prêt de disparaître, en effet le débat sur le modèle économique ayant disparu - Droite et Gauche s’identifiant respectivement au libéralisme-social et au social-libéralisme - la question nationale a selon l’expression du sociologue Alain Tourraine remplacé la question sociale au centre de la vie politique. Dans ce monde « Darwinien » où le consommateur a remplacé le citoyen, il s’agit plus que jamais de protéger la nation en défendant l’intérêt public.

Paul M

17 commentaires:

KJB a dit…

Certes l'affaiblissement de la perméabilité des frontières entre la droite et la gauche a contribué au fait que les individus aujourd'hui se sentent moins proches de la politique. Cependant cantonner le citoyen aujourd'hui à un simple consommateur serait trop réducteur, sans recul sur l'étendu du phénomène de détérioration du sentiment national, de l'idée de nation. Car aujourd'hui c'est aussi que l'on est confronté en tendant vers un conformisme multinational, de part les médias et les différents échanges socioculturels, vers un recroquevillement de l'individu sur ses spécificités propres, ses différences culturelles, mettant ainsi un frein entre lui-même et la nation. Car aujourd'hui dans une société qui tend en plus vers un rapprochement des masses, une massification de l'information, de la culture, on arrive à une culture batârde déracinant les individus de leurs bases, valeurs cela renforçant, et cela comme il a été dit dans l'article vers une perte de nationalisme, d'idée d'existence de la nation, vers un individu plus apatride, plus citoyen du monde et en même temps de rien, qu'un individu d'une Nation.

Anonyme a dit…

Permets-moi jeune Paul M, ou devrais-je dire Paul DMD (pour les intimes seulement), de te faire part de ma réaction quant à la lecture de ton texte. Sans en remettre en cause sa qualité, je n'ai pu m'empêcher de bondir dès la première ligne lorsque'il est question de la gauche bien pensante. C'est fort dommage, car en établissant pour vérités de tels raccourcis douteux, ton texte perd d'emblée toute crédibilité. Que l'on se dise réactionnaire, certes. Mais que l'on assimile la bien pensée à la gauche est d'une ignorance ahurissante. Soit, je conviens qu'il existe en France et dans le monde une sorte de pensée unique dont toute déviance - et toute défiance à son égard - est mal perçue, voire condamnée. Que l'on assimile cette manière de pensée à la gauche, cela me dérange beaucoup plus. La "bien pensée" n'est l'apanage d'aucun parti politique et il serait condescendant d'affirmer le contraire. Je crois davantage qu'elle émane des médias d'une manière générale, sans distinction d'opinion politique. Je citerais pour exemple le thème de l'environnement qui, s'il a longtemps été le combat de minorités de gauche (Les Verts), est devenu un thème majeur de société dont la droite s'est allègrement emparé. Je ne peux résolument pas accepter une telle assimilation. A bon entendeur...

Anonyme a dit…

cher rémi, loin de moi l'idée de remettre en cause la qualité de la syntaxe de ton commentaire, mais déjà "bien pensée" n'est pas une expression très française (si je puis me permettre) , de plus la gauche au rique de te choquer a en effet trahi la gauche du travail c'est-à-dire la vrai, celle du peuple pour devenir une gauche bourgeoise, ayant recours comme les communistes autrefois, au terrorisme intellectuel pour transmettre ses idées. Dans cette affaire, la droite n'est pas non plus innocente car elle a également trahi de gaulle pour devenir une droite libérale utilisant la "bien pensance" des gauchistes pour s'imposer sur l'échiquier politique.
(Ma critique ne concerne donc pas uniquement la gauche)
En outre je n'ai pu m'empêcher de bien rigoler sur ta remarque concernant l'environnement thème à l'origine défendue par la droite des valeurs (la vraie) et ce bien avant Daniel cohn-bendit et ses petits camarades gauchistes li-li-bo-bo (libértaires libéraux bourgeios bohème), c'est donc bien la gauche qui s'est emparée d'un thème défendu à la base par la droite et non l'inverse.
A bon entendeur

Anonyme a dit…

Cher Paul, j'ai justement écrit l'expression "bien pensée" entre guillemets puisqu'elle n'existe pas à proprement parler dans la langue française. C'est tout l'objectif des guillemets d'ailleurs. Par contre on met bien un "e" à "la vraie". Question syntaxe et surtout orthographe je ne pense pas avoir de leçons à recevoir de toi... Donc sinon je vois que tu reconnais malgré toi, en attribuant la paternité de l'écologie à la droite, que la "bien pensance", pour reprendre ton expression, n'est donc pas l'affaire de la gauche. En tout cas je suis perdu car tes arguments ne tiennent pas la route et tu te contredit toi-même.

Anonyme a dit…

Cher rémi, disons les choses plus clairement, déjà je n'ai pas voulu te donner de leçons en matière de syntaxe, je te faisais simplement remarquer que "bien pensance" était une expression qui me paraissait plus compréhensible et plus française que "bien pensée" (petite précision: bien pensance n'est pas mon expression , c'est une expression qui je crois est souvent utilisée en tout cas certainement plus que bien pensée) , ensuite merci de me reprendre sur les fautes d'orthographe (sans doute révélatrices de la crise linguistique que nous traversons aujourd'hui), quant à ton raisonnement, je crois tout simplement que tu n'as pas compris ce que j'ai voulu dire, laisse moi donc être plus clair, par bien pensance je désigne un terrorisme intellectuel, une mécanique totalitaire qui vise à ôter la parole au contradicteur devenu une bête à abattre. Aujourd'hui, force est de constater que vitupérer la pensée unique ou le politiquement correct tend à devenir un lieu commun.
Parce qu'elle domine le pouvoir intellectuel, la gauche est la première à utiliser ce terrorisme de la pensée pour imposer ses idées. Pour preuve, des (fausses) valeurs telles que le métissage culturel, le féminisme, l'antiracisme,l'internationalisme (le fait d'être citoyen du monde et non plus citoyen français) ont été mises en avant à l'origine par la gauche soixante-huitarde(gauche bien-pensante ayant trahi l'électorat populaire)
Malheureusement la droite en cherchant les mêmes combats,les mêmes chevaux de bataille que la gauche, est également devenue bien pensante. Par conséquent dans cette affaire, la droite n'est pas innocente, par exemple l'UMP tout comme le PS a favorisé la mise en place de lois sur la parité, l'UMP tout comme le PS favorise la discrimination positive, l'UMP tout comme le PS applique le devoir de repentance , même si ces combats sont avant tout ceux de l'intelligensia parisienne gauchiste. C'est le grand drame de la droite française, elle est tellement fascinée par la gauche qu'elle en oublie sa propre famille. Quant au thème de l'écologie, désolé je ne vois pas le lien avec la bien pensance (sauf peut être la façon dont il est présenté aujourd'hui.) Voilà en attente de ton prochain commentaire....

Anonyme a dit…

En ce qui concerne votre orthographe jeunes gens, vous pouvez remercier la méthode globale (ou semi-globale) installée par la gauche pour s'adapter à l'élève et "relever le niveau de l'éducation en France". S'adapter... C'est aussi ça le gros problème en Politique. On pense qu'il faut s'adapter, toujours plus. Il y a un juste équilibre à trouver, certes, mais l'adaptation à l'électorat à en effet certainement fait fondre les barrières entre la gauche et la droite. Aujourd'hui, on veut gagner les votes de la gauche à l'UMP en parlant du petit travailleur, et on veut mettre des drapeaux français dans toutes les maisons à gauche, de façon à séduire l'électorat qui se soucie encore des valeurs nationales, et qui bien entendu se trouve plus à droite... Et blablabla... De toutes façons, la gauche à très peu d'avenir actuellement, et la droite essaye de s'en sortir avec une conjoncture qui met des bâtons dans les roues de son programme. Ne vous attendez pas à de grands changements, surtout dans les temps qui viennent.
Cependant, je suis assez bien Paul dans son raisonnement. Essayez de comparer un livre d'histoire français de niveau lycée avec le mec document en Afrique, en Allemagne, en Asie. Vous vous rendrez compte que l'éducation que nous donnons à nos enfants est fortement empreinte d'une "bien pensée, ou bien pensence", peu importe, qui tend à faire cracher notre jeunesse sur les valeurs qui ont fondé notre culture, notre pays. Le combat commecne ici, mais personne à droite ou à gauche n'aura le courage de réformer ce genre de bêtises, de peur de faire réagir la grande et belle éducation nationale, qui est comme chacun le sait, plutôt orientée à gauche...

L'artiste

Anonyme a dit…

« On reproche au libéralisme d'être matérialiste, de prôner la poursuite exclusive de la richesse aux dépens de toute autre valeur, alors qu'il n'a d'autre aspiration que de permettre l'épanouissement des êtres humains et la réalisation de leurs objectifs, spirituels, affectifs ou esthétiques autant que matériels. On lui reproche d'être sauvage alors que, fondé sur le respect intégral des autres, il exprime l'essence même de la civilisation. »
Pascal Salin

Médite la dessus Paul

A.B.

Anonyme a dit…

C'est marrant mon article évoque une alliance objective entre la gauche bien-pensante et la droite libérale.
Vous remarquerez que Rémi D et A.B condamnent tous les deux fermement mes propos.
Médite là-dessus cher lecteur.

Anonyme a dit…

explique moi en quoi il y a une "alliance objective", expression qui t'es si chère, entre mes propos et ceux de Rémi, par ce que ton commentaire ne sert à rien pour l'instant !

Anonyme a dit…

Mais c'est simple mon cher A.B, même si le libéralisme économique est un mot fourre-tout englobant des courants divers, il correspond à l'idée que le progrès résiderait dans la suppression des barrières. Libre-échange signifie libre circulations des biens, des services, des capitaux, mais aussi des travailleurs. Or, les "droits de l'hommistes" travaillent à cette libre circulation en poussant à la régularisation massive et à l'abandon des frontières. Le capitalisme financier transfrontalier bénéficie de cette suppression des barrières pour se ballader tel un nomade partout à travers le monde, ce qui lui permet de mettre en concurrence les salariés en délocalisant les entreprises délocalisables (en Chine, ou en Inde...), et en faisant venir des immigrés pour les entreprises non délocalisables (restauration, bâtiment...) dans le but de faire pression sur les salaires.
Les droits de l'homme au service du capitalisme financier: alliance objective entre les bien-pensants, et les libéraux. Ces deux là dirigent le système depuis 30 ans.
Sans doute la raison pour laquelle Olivier Besancenot (qui est donc selon ma théorie un de tes meilleurs alliés A.B.) n'a aucun mal à s'exprimer à travers les médias. Croyez bien que si cette homme tenait réellement un discours subversif et dangereux pour le système, il ne serait pas accueilli avec honneur chez drucker. Voilà, je crois avoir résumé le fond de ma pensée

Anonyme a dit…

Mon très cher Paul, il y a quelques points qu'il faudra éclaircir dans ton raisonnement. Déjà je ne dirai pas : les droits de l'homme au service du capitalisme financier (sans frontières tu as oublié), mais plutôt, si on respecte ta pensée : les droits de l'homme au service du PATRONNAT. Ce n'est pas la même chose.
Ensuite tu nous dit que cette supression des frontières permet une délocalisation en Inde par exemple, puis tu nous parle de l'émigration pour les entreprises non délocalisables. D'une, si l'on délocalise, il faut peut-être se poser la question : charges salariales : 20%, charges patronales : 65%, IS : 33,3% ... je pourrais continuer longtemps. Pour éviter la délocalisation, il faut rendre la France plus attractive, et non pas renforcer les frontières. Ensuite en ce qui concerne les émigrés, je présume que tu parles d'émigrés clandestins, donc illégaux, donc ne pouvant pas venir appuyer ton raisonnement.
Enfin dire que Besancenot est mon allié, ce troskiste ... J'ai envie de te répondre : vous nous avez fait chier pendant 20 ans avec Le Pen a Droite, a notre tour avec votre Besancenot à gauche. Si Besancenot est mon allié, Le Pen est-il le tien ?

A.B.

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…

Cher A.B., ne confonds pas tout, on peut très bien accepter l'économie de marché sans pour autant accepter un libre-échange absolu. De plus par capitalisme financier je parle d'un capitalisme déconnecté de l'économie réelle, prends pour exemple le modèle anglo-saxon, les anglais ont détruit leur industrie, ils n'ont que de la finance et des emplois de basse formation sous payés, ils font venir l'immigration pour faire baisser les salaires. Ce capitalisme anglo-saxon que tu admires tant joue donc sur l'immigration pour faire pression sur les salaires, cessons de le prendre pour modèle (message qui s'adresse tout particulièrement à la droite sarkozyste).
L'Europe est aujourd'hui exposée à une immigration qui risque de faire exploser les systèmes sociaux et donc le système de protection sociale français, système auquel tu n'es visiblement pas attaché contrairement à la plupart des français. La crise financière révèle d'ailleurs une crise de la mondialisation, pas seulement du capitalisme.
Quant à ta remarque sur les immigrés (et non pas emmigrés) clandestins, j'avoue ne pas te suivre. L'abollition des frontières favorise une libre circulation des travailleurs illégaux, et alors? En quoi cela fausse-t-il mon raisonnement?
Depuis 1975, nous sommes passés d'une immigration de travail à une immigration familiale. L'immigration du travail concerne donc aujourd'hui principalement les clandestins, regardez les chiffres c'est un fait.
Quant à ta dernière remarque idem je ne te suis pas: "Vous nous avez fait chier pendant 20 ans avec Le Pen a Droite, a notre tour avec votre Besancenot à gauche." Qui désignes tu à travers ton "vous" et ton "nous", je ne me sens pas concerné.
Je considère que mes alliés sont ceux qui défendent la gauche du travail et la droite des valeurs. (Autrefois Jaurès et de Gaulle)
C'est toi qui fais le rapprochement avec le Pen pas moi.

Anonyme a dit…

Bon Paul je vais recentrer le débat sur ta pensée. Merci pour la définition Wikipédia du libéralisme, très ludique. Ensuite, Besancenot et Le Pen étant tous les deux des personnes politiques autant haïssables l'un que l'autre, tu me donnes Besancenot, je te donne Le Pen, l'un des seuls à avoir réellement dans son programme pris en considération la question de l'amour de la patrie. Passons sur cela. J'aimerai seulement revenir sur la phrase qui m'irrite le plus dans ton article, à savoir : "il n’ont pas oublié que l’homme avant d’être un consommateur est un citoyen". Je crois que tu n'as pas lu ma citation de Pascal Salin. Tu la reliras. Disons qu'il ne peut y avoir de domination entre les notions de consommateur et de citoyen. J'accepte volontiers que l'homme est anthropologiquement et un consommateur, et un citoyen; si tu reprends la fameuse pensée d'Aristote l'homme est un animal politique, et que celui-ci ne peut vivre et survivre qu'en cité (ou société), d'où le citoyen. Je te demande juste d'accepter cette non hiérarchie entre le citoyen et le consommateur.
Excuse moi, une seconde phrase m'irrite : "Mais toute dictature fait naître des insoumis, toute idéologie dominante crée de l’anti-conformisme". Par pitié éclaire-moi, j'ai peur d'avoir mal compris, tu insinues que la consommation est une dictature ?
Juste pour finir, tu sais aussi bien que moi qu' entre la gauche bien-pensante et la droite libérale, il n'existe plus le fossé que suggère ton analyse. A ce que je sache la gauche comme la droite ne sont pas pour la planification impérative (sauf peut-être Besancenot, mon pseudo allié), donc pour l'économie de marché, donc pour le libéralisme. Et tu sais comme moi également qu'en France, même notre droite est de gauche (ne me qualifie pas de libertarien de grâce).
Puisque c'est à la mode, je te ressort juste trois ligne de Wikipédia : "Le libéralisme économique n’a pas spécifiquement vocation à être « de droite » ou « de gauche ». En France, des personnalités et des partis politiques se revendiquent de gauche ou du centre tout en se revendiquant du libéralisme économique. Réciproquement, les partis de droite ne sont pas très libéraux économiquement. L'économiste Christian Schmidt dans un article intitulé l'économie résiste aux étiquettes politiques écrit que « l'assimilation hâtive de la droite au libéralisme et de la gauche au socialisme ne résiste pas longtemps à la réflexion »."
Je veux bien revenir sur cette alliance objective droite-gauche, mais je me réserve puisqu'il me semble que ce sera le thème de ton prochain article.
Je m'insurge juste lorsque je lis en conclusion de ton article :"Dans ce monde « Darwinien » où le consommateur a remplacé le citoyen, il s’agit plus que jamais de protéger la nation en défendant l’intérêt public.".
Désolé de cette heure tardive pour ma réponse, mais je ne pouvait dormir sans t'avoir répondu, et de grâce tiens compte de l'heure et évite de faire un concours de celui qui fait le plus de faute d'orthographe, tu sais que contrairement à certains site, pour moi le fond prime sur la forme.

En l'attente de ta réponse.

A.B.

Anonyme a dit…

Cher A.B., je fais moi même beaucoup d'erreurs de syntaxes et de fautes d'orthographes dans mes commentaires, donc loin de moi l'idée de juger un article entièrement sur la forme, sur ce point au moins nous serons d'accord.
En ce qui concerne ma définition wikipédia du "libéralisme", j'invite le lecteur à le vérifier par lui même je ne crois pas avoir fait un quelconque copié collé, mais enfin bon passons, sans doute étais tu à court d'arguments je peux comprendre.
Je refuse ta "non hiérarchie" entre le citoyen et le consommateur, je maintiens que l'homme avant d'être un consommateur est un citoyen. Que la citoyenneté, l'étymologie l'indique, ne s'exerce pas dans un monde sans frontières mais dans une cité. Que la cité (l'étymologie l'indique également) est un cadre politique.
Les bien pensants et les capitalistes (je rappelle ici que je désigne un capitalisme "sans frontières") ont besoin de détruire la nation, les uns pour des raisons idéologiques les autres pour des raisons économiques, c'est cette alliance qui constitue une dictature, et c'est cette dictature qui crée une rébellion. Aujourd'hui, être subversif c'est protéger la nation, rappeler qu'elle n'est pas enterrée, c'est condamner le fait que la république citoyenne soit devenue "démocratie de marché".
Tu as écrit dans ton commentaire une citation, laisse moi en évoquer une autre: "j'estime qu'à prendre à rebrousse-poil l'attachement des peuples à leurs spécificités historiques, on s'expose à des retours de bâton propres à retarder la conscience européenne que l'on prétend créer" (Jean-Pierre Chevènement) .
Quant à ta remarque sur ma conception de la gauche et de la droite, elle est révélatrice de ta mauvaise compréhension de mon article, je vais donc être plus clair, aujourd'hui droite et gauche communient autour du socialisme-libéral et du libéralisme-social,(on pourrait ici faire référence à la phrase de Philippe Seguin: "Droite et Gauche sont devenues les détaillants du même grossiste l'Europe"), je suggère donc au contraire qu'il n'existe plus de fossé entre la gauche et la droite. « l'assimilation hâtive de la droite au libéralisme et de la gauche au socialisme ne résiste pas longtemps à la réflexion », je suis d'accord et cette assimilation hâtive n'a jamais été mon fait.

Anonyme a dit…

je constate que la discussion n'est pas possible avec toi
Reste fermé dans ta hiérarchie citoyen consommateur ...

Anonyme a dit…

Je rejoins Paul sur un point qui je pense mettra tout le monde d'accord: en France, on n'est pas honnête parcequ'on se sert des droit-de-l'homme pour créer de l'emploi clandestin et faire pression sur les salaires. Cependant avec une droite de gauche, comme le dit A.B., qui laisse un droit du travail ultra strict et un smic sur-évalué pourrir notre économie de l'intérieur, il n'est pas facile de faire fonctionner une entreprise. Sans même parler des remous économiques globaux qui nous plombent en ce moment, il faut avouer qu'en France, à force de protéger les français de souche comme les immigrés au nom de nos belles valeurs sociales, on n'attire plus d'investissements, on empêche la croissance, et on force les patrons à employer des clandestins parceque pour rester performants ils n'ont plus trop le choix.
Tout ce que cela m'inspire, c'est qu'il faut rester honnêtes, et dire oui à l'immigration popur des raisons économiques. Cependant, cela doit s'accompagner d'une massive suppression de nos belles aides et allocations qui poussent tous les français à la faignatise.
Pour revenir vers un aspect plus politique, cela signifie que l'on peut être citoyen, libéral, travailleur et consommateur dans une France qui arrête de donner sans rien reprendre (je parle de l'Etat). Je suis d'accord, il faut sauvegarder nos valeurs françaises, mais en éduquant les gens, en leur montrant que le travail, c'est une fierté, que travailler en France, c'est une fierté, que le libéralisme, c'est laisser l'initiative à l'individu, au travailleur, au patron, et leur offrir de plus larges horizons. Il ne faut pas voir le libéralisme comme ennemi du civisme, du respect et de l'amour du pays. Paul, si les entreprises françaises délocalisent, c'est aussi parcequ' avec tellement d'avantages sociaux, et tellement de rigidité dans notre régime du travail, les gens ne travaillent plus assez par rapport aux salaires qui sont trop hauts. De fait il y a du chômage, et moins de consommation. Les entreprises payent trop de taxes pour offrir des avantages sociaux démesurés qu'avec les salaires qu'on a en France, amputés d'une partie qu'on en perd pour financer ces mêmes avantages sociaux, on pourrait largement passer par des assurances maladie privées... Mille autres exemples de ce type, qui montrent que le malaise en France vient de trop de socialisme, de la gauche, comme de la droite.
Ce que je veux dire, c'est: arrêtons de pêter plus haut que notre cul, voyons la vérité en face, nous n'avons pas les moyens de nous offrir ce luxe qu'est le socialisme, cela nous a déjà couté trop cher.

L'artiste