dimanche 9 novembre 2008

La folie Obama

La meute éructe, Obama a été élu, à quand un « Obama » français entend-on déjà crier. Toutes les associations et hommes politiques se fendent de leurs petites déclarations, il existe plusieurs registres : l’optimiste type Devedjian « Nul doute que le phénomène Obama aura une influence en Europe et en France», Le blasé type Faical Douhane (PS) qui regrette que «les Français ne soient pas prêts à voter pour un Arabe ou un Noir», le géo-stratège philosophe type Azouz Begag « Les Etats-Unis sont une société en mouvement, alors que la France est une société sclérosée et sclérosante. C’est pourquoi, dans ce pays, on ne vote pas pour un noir ou un arabo-musulman. ».

Les américains à la manière d’un Arthuro Brachetti ont su en l’espace d’une nuit passer d’une image de beauf raciste, guerrier et évangéliste à celle de progressiste apôtre du multiculturalisme. A présent c’est la France qui est moisie, marquée au fer rouge par l’accusation du racisme, et c’est bien normal, imaginez alors que la Vème république compte six présidents, pas un seul est noir, pas un seul est musulman, quel affreux scandale !!! Et les malins qui oseraient rappeler que la population des USA compte cinquante fois plus de noirs que la population française n’ont pas le droit d’être cités, pas plus que ceux qui rappelleraient que les noirs aux Etats-Unis sont là depuis aussi longtemps que les blancs et que par conséquent il y a une grande disparité entre le contexte américain et français.

En revanche on peut rappeler qu’à l’époque où Rosa Park devait s’asseoir au fond du bus, dans notre pays d’indécrottables racistes le président du sénat était noir, qu’à l’époque où les USA, aujourd’hui tellement tendance, pratiquaient la ségrégation raciale, le deuxième personnage de l’Etat était Gaston Monnerville, guyanais, petit fils d’esclave. Cet homme est resté 22 ans dans les plus hautes sphères du pouvoir car, à cette époque révolue, ce n’était pas tant la couleur de peau que la compétence qui était mise en avant. A cet égard on peut penser que la compétence doit sauter une génération puisque le père de Patrick Lozès, président du CRAN qui réclame à corps et a cri un président noir en France, avait été élu député sous la IVème république.

On peut ajouter que si jamais l’attentat dirigé contre De Gaulle en 1962 avait abouti, le président de la République par intérim n’aurait été autre que Monnerville, un noir. Il convient alors de dire aux redresseurs de torts que la France n’a pas à recevoir de leçons.



Flannigan.

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